Category Archives: Pédagogie

Evaluer à l’école #1: créer une évaluation

évaluation

 

Pour créer une évaluation, il faut d’abord partir des IO (on y revient toujours) afin d’avoir l’intitulé exact de la compétence ou des compétences (évitez le trop…) que vous allez évaluer. A défaut, vous reprenez la formulation écrite dans votre livret (mon cas), si elle diffère un peu des IO. Ça, c’est pour que vous soyez cohérent avec votre livret.

Je vais prendre comme exemple les compléments circonstanciels, vu que je viens de finir ma séquence d’apprentissage, qui faisait suite à celle sur les C.O. D’ailleurs, l’idéal est de construire votre évaluation au moment où vous concevez votre séquence. Comme ça, c’est plus clair dans votre tête… Mais, bon, j’dis ça, j’dis rien… Bref, concernant les compléments, les IO disent et préconisent pour les CM1:

Dans une phrase simple où l’ordre sujet-verbe est respecté : reconnaître les compléments circonstanciels de lieu, de temps.

Et également:

Comprendre la notion de circonstance : la différence entre complément d’objet et complément circonstanciel (manipulations).

A partir de là, il faut regarder ce qui est exigé pour les élèves: de la reconnaissance, de la compréhension, de C.C. de temps et de lieu et surtout, dans le cas de la deuxième compétence, avoir travaillé sur les C.O. ! (D’où l’utilité de préparer en amont… Je radote)

Maintenant, vous allez devoir choisir les “documents” sur lesquels les élèves vont s’exercer. Généralement, ce que je leur demande ressemble pas mal à ce sur quoi nous avons travaillé, pour éviter l’effet de surprise… Rappelez-vous (ici) que nous ne sommes pas là pour les piéger ! La forme de ces documents va dépendre de ce que vous aimez. Pour ma part, j’aime bien quand ça va vite, que c’est clair et diversifié. Je conçois également mes évals sur une trentaine de minutes.

Voici les quatre documents retenus:

exercice 1

Dans cet exercice, je demande un petit rappel du cours sur les C.O. et sur nos manips.

exercice 2

Dans celui-ci, c’est toujours un rappel de cours, mais on est dans de l’observation de phrases.

exercice 3

Ici, je vérifie que c’est compris et qu’il n’y pas de confusion avec les C.O.

exercice 4

Pour finir, de la reconnaissance en situation d’analyse grammaticale.

Je fais un aparté sur les manipulations (dont parle les compétences): comme c’est des manip’ j’en fais en tant que “rituels” sur l’ardoise. J’évalue également ce travail, mais quotidiennement avec un petit tableau classique (nom/compétence). Je referme cette petite parenthèse parce que voici venu le temps de la mise en page !!!

Pourquoi est-ce important ? He ben parce que ça va mettre les élèves dans l’ambiance, faciliter leur travail, mais aussi votre travail de correction… Généralement, j’utilise une présentation assez sobre pour ne pas gêner les élèves. Et cette “maquette” est la même tout au long de l’année, Ensuite y a plus qu’à y glisser vos exos. Pour moi, ça donne un truc de ce style:

Télécharger (PDF, 46KB)

Vous aurez noté que les compétences écrites sont différentes de celles des IO, mais c’est pour “coller” avec notre livret. Par ailleurs, vous avez surement remarqué que la longueur des exos était variable. Normal, puisqu’il s’agit d’évaluer leur compétence, c’est- à-dire leur capacité et leur compréhension. J’utilise donc le code A, AR, ECA et NA (ou 4, 3, 2 et 1, ici, pour des raisons d’homogénéisation avec l’équipe) qui, pour moi, est le plus pertinent. Le pourquoi de ce choix sera détaillé ultérieurement.

Voili, voilou, j’espère avoir été clair sur ce sujet.

Sur ce, ami(e)s de la pédagogie, à bientôt !

EMS

 PS: Pour ceux que ça intéresse, je fais passer une partie des évaluations sur tablettes (ou ordinateurs) et les élèves remplissent un fichier PDF modifiable. On travaille un peu le B2i par la même occasion…

Evaluer à l’école

Aujourd’hui, je démarre un sujet sensible: évaluer à l’école !

évaluation

Gros débat ! Il y a les “pour” et les “contre”. Alors, je vais trancher… Evidemment qu’il faut évaluer !!! C’est même, à ma connaissance, le seul moyen de vérifier que nous, nous faisons notre travail correctement et que les élèves aussi. C’est d’ailleurs dans le mot: évaluer ! C’est-à-dire vérifier quelque chose.

Le problème vient de ce que l’on va entendre par évaluer. Pour moi, c’est un outil de mesure du travail accompli par l’enseignant et les élèves. Ça permet de savoir si les leçons sont apprises, si les compétences sont acquises, mais également si notre travail va dans la bonne direction. Notre travail ne se résume surement pas à enchainer les séquences (séances puis évaluation) tout au long de l’année.

C’est grâce aux évaluations que l’on va pouvoir mettre en place des remédiations, de la différenciation (futur article) ou encore du travail “avancé” (pour les élèves ayant tout pigé du premier coup). Et ça, ça se mesure ou du moins ça se vérifie par un temps d’observation dédié de la part de l’enseignant. Pour être efficace, on ne peut pas utiliser le pifomètre ou le “je les connais bien, je sais de quoi ils sont capables”…

Maintenant, l’évaluation peut revêtir plusieurs formes allant de “l’interro” classique (on recrache des savoirs « savants ») à “l’écriture d’un blog” (évaluation de compétences du B2i, du français,…) en passant par “l’exposition” d’arts-visuels. Là-dessus, je pense qu’il faut être super créatif.

Personnellement, je varie beaucoup pour ne pas m’ennuyer, ennuyer les élèves et surtout parce qu’à mon sens l’évaluation n’est que par compétences.

Une fois d’accord sur son utilité et ce que l’on va en faire, la BIG difficulté va être de créer cette évaluation (mon prochain article). Cette évaluation doit EVALUER. Ça semble évident, et pourtant, c’est bien souvent, plutôt une sanction. Or on ne peut rien faire avec ça !

Il faut cibler les compétences à évaluer, éviter de trop évaluer. Si par exemple vous évaluez la technique opératoire de la soustraction, mettez des opérations, pas des « problèmes » de soustractions. Ce ne sont pas les mêmes compétences…

En gros, pour résumer, il faut éviter ceci :

évaluation foirée...

 Tout le monde voit bien qu’ici, l’évaluation tombe à coté… Et pourtant, on a tous fait ça ! Moi le 1ier, à mes débuts. Mais ça m’arrive beaucoup moins…

Ensuite, pour finir, il faut penser l’évaluation dans un sens positif ! Avoir 90 % de réussite à une éval, n’est pas le signe de « c’était trop facile » (et donc je vais me venger la prochaine fois), mais veut plutôt dire que ça a marché ! Mon éval était claire et faisable. Rappelez-vous, nous sommes là pour faire réussir les élèves, pas pour les piéger ! Imaginez-vous qu’on vous demande de construire un meuble « ikeeeeeaaaa » et qu’on s’amuse à enlever des feuilles dans la notice ou à planquer les outils…

Sur ce, ami(e)s de la pédagogie !

EMS

PS: Et je n’ai pas parlé des notes… Mais ça va venir !

Utiliser les N.O.P. en classe (2)

Le “cas” des tablettes !

tablette-tactileIl est temps de poursuivre un sujet entamé il y a quelques semaines à propos de l’utilisation des nouveaux outils pédagogiques en classe (consultable ici). Dans la première partie je vous faisais part de mon intérêt pour les tableaux numériques, ou à défaut un vidéo-pro. Aujourd’hui je vais vous parler des tablettes tactiles.

Faisant partie de plusieurs projets pilotes en classes tablettes depuis bientôt 3 ans, je voulais faire un premier “gros” retour sur mon expérience.

Tout d’abord, pourquoi utiliser des tablettes ? Pour répondre à cette question, je vais m’appuyer sur le “bon sens”: c’est plus simple, plus intuitif, tactile et surtout moins encombrant ! Bref, c’est mieux qu’un ordinateurs traditionnel pour tout ce qui concerne nos tâches quotidiennes comme la lecture d’emails, l’utilisation de traitement de textes, l’écoute de musique ou encore la lecture de livres ou de vidéos (tout ce que l’on utilise à l’école).

Ensuite, il faut savoir que depuis la fin 2013, en France, les ventes de tablettes on dépassées celles des PC. D’après un article paru dans une revue économique puis relié par certains blogs (lien ici). En clair, l’ordinateur tel que nous le connaissons et tel que nous l’avons connu, est voué à disparaitre… Là, je ne fais pas de politique (même si les “tablettes”, c’est super à la mode), seulement un constat. Je deviens pro-tablettes comme j’étais pro-ordis il y a 10 ans. Je suis simplement un inconditionnel de l’informatique à condition que ça soit bien fait !

En clair, ce qu’il faut retenir pour nous, pédagogues, c’est que l’on doit préparer nos élèves à utiliser ce nouvel outil !

Pour cela, je vous invite à “oublier” la fameuse salle informatique pleine de vieilles machines obsolètes. Faites- en une salle sciences, musique, arts, des fêtes ou encore une salle de yoga. Avec les classes tablettes, elle perd tout son sens !

Remplacez (faites remplacer…) ce matériel par une trentaine de tablettes ainsi qu’un chariot muni d’un câblage électrique permettant de connecter toutes les tablettes ensemble afin de les recharger lorsque le chariot est branché sur le secteur. Je sais que 30, ça fait beaucoup, surtout dit comme ça, mais quand une mairie peut acheter plus de 20 ordis, 30 tablettes c’est plus que faisable… Faut “juste” se battre avec le service “enfance-éducation”. Pour info, j’ai débuté avec 5 petites tablettes et c’était top pour du boulot en atelier.

Ensuite, vous devez familiariser les enfants avec les tablettes. Avant de pouvoir faire un travail efficace, il faut que les élèves aient dépassé le stade de “waouh, on va travailler sur des tablettes”. Sinon, ils passeront immanquablement à coté de votre séance. Aussi travaillée soit-elle. Passez donc un bon mois (de septembre…) à de la manipulation pour de la manipulation et surtout commencez le plus tôt possible (dès que les IO indiquent de débuter l’informatique) !

Reste le choix de la tablette. Là, c’est pas facile. Il y a les iPads (les plus célèbres) et les autres… 

A mon sens, avant de choisir, vous devez savoir ce que vous voulez en faire. Je vous proposerai des exemples de séances avec tablettes, ou encore des idées pour intégrer les tablettes dans vos séances, dans un prochain article. Parce que je peux pas aller plus vite que la zik…

Ou en étais-je ? Ah oui, choisir… Les choses importantes à savoir pour départager Apple et les “autres”:

Apple:

C’est beau, c’est simple, c’est intuitif, l’applithèque est énorme, c’est ultra cher (à capacité égale), c’est bridé (avec du Apple, que du Apple) et ça se périme en 2-3 ans.

Les autres:                                       Tous constructeurs (coup de cœur pour Archos), principalement sur Android de Google.

C’est beau aussi, ça devient simple, c’est intuitif (aussi), l’applithèque Google Play est correcte, c’est moins cher, on peut relier partout, ça se périme beaucoup moins vite…

Pour ma part, j’ai débuté mes classes tablettes avec des Archos et donc Google Play, c’était vraiment top. Et c’était mon choix. Depuis 2 ans, je suis sur iPads et je trouve pas mal de côtés positifs, même si le fait d’être “marié” à Apple me gêne beaucoup. Apple, c’est super simple, mais c’est une prison (dorée)…

Sur ce, ami(e)s de la pédagogie, à bientôt !

EMS.

Que se cache-t-il derrière la fiche de prép ???

apprendre

 

 

Aujourd’hui je voulais donner un conseil aux nouveaux, en revenant sur une discussion menée avec une collègue, il y quelque temps, au sujet de la fameuse fiche de préparation. On fait  la découverte de cette fiche à l’IUFM (ou en Master, maintenant), où elle est présentée, puis imposée et exigée lors des “inspections”. Or, cet outil garde une mauvaise réputation et surtout, elle n’est pas vraiment utilisée. Alors, pourquoi ??? 

Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un acteur de théâtre de monter sur scène sans savoir son texte ? J’en vois qui couine ! Ok, il existe l’impro…

Mais alors, même dans ce cas, comment suis-je certains de garder mon fil conducteur ? Est-ce que je sais bien où je vais, en termes d’objectifs ?

Et c’est là où je veux en venir… Je sais que ça demande un peu de taff, mais c’est le seul outil qui nous permet de clarifier l’apprentissage qui va être mis en place. Car, si c’est clair dans notre tête, il y a plus de chance pour que ça le soit pour nos élèves (la réciproque étant vrai, aussi).

Maintenant, il faut reconnaitre qu’il est impossible de faire une fiche pour toutes les séances d’une journée. C’est là que les “guides du maitre” interviennent, avec, également les blogs de profs avec des séances clés en mains. Mais dans les deux cas, il faut s’approprier la fiche, la comprendre et l’adapter à sa pratique ! Parce que, ce qui fait que nous ne sommes pas des robots, de simples exécutants, c’est notre liberté pédagogique: C’est ça, ce qu’il y a derrière la fiche de prep !

La fiche de préparation doit permettre d’organiser les étapes de l’apprentissage que l’on va mettre en place. Elle s’appuie sur la théorie à laquelle on se rattache. Vous trouverez ici un petit rappel des principales.

Pour la présentation, vous êtes assez libre. Je vous donne un petit exemple, mais la meilleure, c’est celle que vous allez créer vous-même:

fiche de préparation

fiche de préparation

Pour finir, avec cet outil, je le trouve également assez top pour la différenciation. L’organisation est beaucoup plus efficace. Ce sera, d’ailleurs, le sujet d’un prochain article.

Ceci étant dit, faites-vous plaisir: c’est vous le maitre (ou la maitresse) !

EMS

Comment les TICEs changent les récrés

Un peu d’humour en cette semaine de remise de livrets…

 

les TICEs à l'école

 

A bientôt,

EMS

La vidéo peut-elle, doit-elle remplacer l’enseignant ?

vidéo 1

 

J’aimerai voir l’article d’aujourd’hui comme une longue suite de questions concernant l’utilité et l’utilisation de l’outil vidéo en classe. En effet, cela fait déjà plusieurs années que je m’interroge sur leur potentiel éducatif. Et avec l’essor des blogs d’enseignants et autres écoles en ligne (comme la Kahn Academy), je pense que le sujet est totalement d’actualité. J’ai quelques réponses, mais qui amènent d’autres questions… Alors, autant ouvrir le débat sur le “elearning”, en classe, en tant qu’enseignant :

 

Tout d’abord, la vidéo dans quel but ?

– Comme un document pour illustrer un point de ma séance ?

– Un récapitulatif de la “leçon” ?

– Une leçon en images ?

– Une séance en images pour que les élèves puissent revoir plus tranquillement les points posant question ?

– Comme un rappel des notions à savoir avant d’entamer une nouvelle séance ?

– Un bon moyen de “finir” le programme : les élèves découvrent et apprennent à la maison…???…

– comme soutien à l’élève, du différencié ?

 

Quel plus la vidéo va-t-elle apporter ?

– Les élèves apprennent mieux ?

– C’est plus fun, moins tradi ?

– Je n’aurais pas pu faire sans ?

 

Est-ce une évolution de l’apprentissage ?

– Apprend-on d’une vidéo ?

– Qu’en disent les chercheurs sur le plan cognitif, de la mémoire ?

– Quelle est la place du “direct” ?

– Va-t-on vers des séances du type visio-conférence ?

 

Et ma place d’enseignant ?

– Dois-je “disparaitre” pour filmer toutes mes séquences ?

– Faut-il donner une liste de “liens” YouTube aux élèves en guise de devoirs ?

– Quand je suis absent, une capsule vidéo peut-elle me remplacer ?

– Est-ce une réelle nouvelle façon d’enseigner ?

 

Du coté des élèves ?

– L’école s’arrête-t-elle un jour ?

– Est-ce que je comprends mieux au ralenti, au bout du neuvième (même) visionnage, dans mon canapé ?

– Et si je suis kinesthésique ?

– Et si je ne vais pas sur Internet ?

 

Que de questions !!! Je pourrai continuer ainsi encore un peu, mais voilà déjà un bon échantillon de ce qui me préoccupe. Etant plutôt un partisan du “je fais, je comprends”, les vidéos utilisées comme moyen d’apprentissage m’interroge. Et là, je m’en remets à mes lecteurs…

 

EMS

PS 1: Une petite introduction, discutable, au “elearnig”, pour découvrir l’idée:

PS2: En image, toujours discutable, mais en anglais !

Utiliser les N.O.P. en classe ! (1)

Les Nouveaux Outils Pédagogiques

Dans la famille des Nouveaux Outils Pédagogiques (N.O.P. pour ceux qui n’ont pas lu la consigne…) je demande le tableau ! Quoi, ce n’est pas nouveau ? J’vais vous prouver le contraire. Si la tablette (y aura bientôt un article dessus) devient le nouveau joujou des élèves, pourquoi les enseignants n’auraient-ils pas le leur ? Et si le tableau devenait une tablette géante !

Pour vous vous parler du tableau numérique, cet objet connu des puristes sous le doux nom de TBI (= Tableau Blanc Interactif) ou encore de TNI (= Tableau Numérique Interactif), je vais prendre en exemple le SmartBoard. Attention, ce n’est pas de la publicité ! Mon propos resterait le même avec une autre marque. Car, plus que l’objet, c’est son utilisation qui m’intéresse. En fait, si j’ai choisi le SmartBoard, c’est seulement parce que c’est celui que j’utilise quotidiennement depuis près de 6 ans maintenant dans mes différentes classes et écoles. Alors, forcément, je commence à bien connaitre cette marque. Et là, je parle bien sûr d’une connaissance qui ait un intérêt pédagogique notoire… Ces outils étant de manière générale assez facile, pour ne pas dire intuitif d’utilisation, il ne me semble pas opportun de parler de leur fonctionnement ici. Seule leur utilisation va nous occuper.

A première vue, c’est un tableau qui remplit toutes les fonctions d’un tableau classique, à savoir se faire écrire dessus et se faire nettoyer. Mais lui, il va plus loin parce qu’il est numérique ! C’est à dire qu’il est relié à un vidéoprojecteur et à un ordinateur, et est connecté à Internet. Pour ces raisons, il en devient un outil pédagogique assez puissant. Tant pour l’enseignant que pour les élèves.

Voici la bête: 

Elèves à l'ouvrage !

Elèves à l’ouvrage !

 

Mon premier conseil va porter sur l’emplacement de cette bestiole. Pour cela il faut avoir en tête deux choses. La première, est que ce tableau a un très (trop) fort pouvoir d’attraction sur les élèves qui adoptent rapidement une posture de spectateurs. La seconde remarque, est que ce tableau ne doit pas se suffire à lui-même, il vient compléter le “mur principal” (= endroit sur lequel est d’ordinaire fixé un ou plusieurs tableaux).

Après différents essais, la place la plus judicieuse semble être à côté d’un grand tableau central. Du coup, le TBI perd de son pouvoir attractif puisqu’il est moins central; et pour l’enseignant, il vient en complément de l’autre tableau sans être un boulet (obligation de le contourner, manque de réactivité).

Voici un petit exemple:

tableaux classe

Maintenant que le SmartBoard a repris sa fonction d’outil, vient la question de l’utilisation en classe. Dans cette courte vidéo vous allez voir ce que vous pouvez faire avec (en anglais, mais y a des images):

 

Mais au final, pourquoi utiliser un TBI ?

 

Parce que ça met du sens dans les apprentissages. Quand vous parlez d’une planète, montrez-là. Quand vous cherchez une définition, faites-le en direct avec la classe. Comme le dit le grand Sage (et pas seulement en taille): mieux vaut une bonne image qu’un long discours. N’oublions pas que plus nous “enseignons” et moins ils apprennent !

Parmi les intérêts multiples de l’ouil, le premier que j’y ai trouvé: c’est le fait de pouvoir revenir en arrière sur ce qui a été effacé. Chose que l’on ne peut pas faire avec un tableau classique. Ensuite, tout ce que vous écrivez ou insérez sur le TBI (texte, image,…) peut se déplacer. On peut donc créer plein d’activités interactives. Et pour finir, on garde une “trace” du cheminement mental que l’on a fait. Les élèves ont donc une “visibilité” de “comment on en est arrivé là” !

Et puis, et puis, ça facilite quand même vachement notre boulot d’enseignant.

Il y a, bien sûr, d’autres petits “plus”, mais ceux-là me semblaient les plus significatifs !

 

Il reste maintenant à l’intégrer dans vos séquences et séances d’apprentissages. Je vous donnerai ultérieurement des exemples concrets et je suis également preneur de vos conseils.

 

Pour en terminer avec ce post, je voulais vraiment insister sur le fait que le TBI  n’est pas, à mon sens, un gadget. Malheureusement… Parce que ça coute encore assez cher. Bien que, sur Amaz… on puisse faire quelque chose. Et pour ceux qui se disent que je suis sur une autre planète, je voulais mentionner que je n’ai pas toujours eu un TBI, mais je me suis toujours arrangé pour recréer les fonctionnalités d’un TBI. Car Il suffit pour cela d’un ordi, d’un vidéo-pro et d’une connexion Internet… Ce qui est à la portée de n’importe quelle école !

 

(Dit, celui qui a fait 8 ans

dans un RAR bien costaud

avec moins de zéro moyen,

mais des collègues (amis)

hypras motivés et

compréhensifs…)

 

EMS

Enseigner au XXIème siècle: une intro, un blog !

lire

Ça y est, on est bel et bien entré dans le 21ème siècle. En tant que prof (depuis plus de 10 ans maintenant), je me pose évidemment pas mal de questions sur mon métier et sur mes pratiques. Passage obligé pour tous les enseignants, il me semble.

Avant d’aller plus loin, je dois quand même préciser que je fais partie de la génération que j’appellerai “Iprof”: utilisation journalière de l’outil Internet, SmartBoard (ou TBI) en classe, AppleTV, blog d’école et de classe, classe ipads ou tablettes… Bref, un vrai TICEophile !

Mes premiers constats me laissent quelque peu dubitatif. En effet, si le métier d’enseignant a beaucoup changé depuis ses “débuts”, avec des petites révolutions en gestion de classe (Freinet ou Montessori, pour ne citer que les plus célèbres) ou encore l’arrivée poussive de l’outil informatique dans les classes, il a, à mon sens, encore beaucoup de difficultés à évoluer pédagogiquement (et didactiquement) parlant.

Et là, en guise d’exemple, je citerai les séquences pédagogiques d’apprentissage que l’on trouve à foison sur le net… En effet, sur ce point, Le web a bien amélioré le travail. Il regorge de documents. Il suffit de “rider” (parcourir pour les puristes) le net avec notre ami Google pour se rendre compte que l’offre en la matière est assez riche. On trouve aisément des séquences toutes prêtes sur à peu près tout et pour tous les niveaux. A première vue, c’est innovant ! Ca claque, c’est pensé et les élèves sont mis au travail dans la joie et blabla… Mais à y regarder de plus près, on retrouve furieusement les trames des “bouquins”. Bref, je trouve ça plutôt bof… Parce que, en gros, malgré un toilettage numérique (une pseudo personnalisation des outils) on reste quand même, assez proche des méthodes de grands-mères. Euh, je voulais dire du commerce.

Et puis, si c’est pour imprimer une tonne de papier par derrière, je ne vois pas trop la logique du truc… Sans parler de certains sites pros que je ne nommerai pas… On se demande même si les mots pédagogie et didactique leur sont connus.

Alors, je me suis dit que j’avais mon mot à dire sur ce sujet. J’suis prof ! Depuis mes débuts, j’essaie de proposer à mes élèves des séquences d’apprentissage de qualité, en montant des projets innovants. J’me pose des questions (des tonnes) et je cherche des solutions. Comme tout le monde (surtout ceux qui me liront), j’ai pas mal sillonné le net et j’ai trouvé (bien cachées) un bon nombre de pépites parmi le nombre pharaonique de m… Je lis également les travaux de recherches, j’me documente, Je teste, j’me plante aussi, et je recommence… Le bilan de tout ça, c’est que ça m’a permis de me faire ma petite opinion sur l’éducation aujourd’hui.

D’où ce blog !

Donner des idées (pratiques), réfléchir sur des pratiques, connaitre les nouvelles méthodes, partager avec ceux qui veulent bien me lire et aider à devenir et être un enseignant du XXIe siècle !

Car, pour moi, être prof ce n’est pas appliquer “texto” ce qui a été conçu par d’autres (entreprises ou particuliers), même si on veut être opérationnel dès la première année. Je ne suis pas contre le pompage de séquences ou séances, au contraire (faut pas réinventer la roue), mais ça doit être pensé: il faut s’approprier ce travail (dans tous les sens du terme). L’enseignant n’est pas un exécuteur, c’est un exécuteur de ce qu’il a conçu et pensé ! C’est la difficulté… Etre prof n’empêche pas d’essayer de réfléchir.

Je vais donc profiter de ce blog pour vous faire partager “mes” recherches, “mes” trouvailles, et autres petits conseils glanés au fil des ans et auprès de gens plus que compétents à mes yeux.

Alors, c’est parti !

EMS

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