Category Archives: Ressources

Une histoire dont vous êtes le héros

Salut à tou(te)s !

Cette semaine je déterre un ancien sujet traité sur ce même blog ici.

histoire

En effet, vous avez été nombreux à demander un exemple de ce que l’on pouvait attendre d’une classe. Alors, voici la bête…

Ce projet d’écriture et vraiment top. Il nécessite de longues heures de boulot, mais au final, les élèves écrivent ! Et pour de vrai !

Voici donc le document aimablement partagé par François (merci, mon François !) :

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Pour toutes questions, pas d’hésitation. Je transmettrai à l’intéressé.

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

Travailler en ateliers

Bonjour à tou(te)s !

 ateliers

Voici une modification technique pour l’article concernant le travail en atelier : ici

J’ai revu le document d’organisation qui montre la rotation des ateliers pour mes élèves. Voici donc la roue des ateliers (vierges) sur 5 jours :

roue-des-ateliers

Et voici la roue des groupes (5) :

roue-des-groupes

Voili, voilou, pour cette fois.

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

Les sources de l’historien 1

Bonjour à tou(te)s !

les-objets

Voici une nouvelle fiche de Todo, la mascotte (présentée ici) que j’utilise avec mes élèves pour introduire des méthodes de travail. Cette fois-ci, le but est de donner des outils d’observation et d’analyse en histoire. Cette fiche fait suite à une première séance sur les outils de l’historien.

Concrètement : chaque élève reçoit une fiche et un objet. La consigne est la suivante, “observez attentivement votre objet et notez, sur votre fiche, le maximum d’information que vous trouverez”. Les élèves ont 5 min et le droit d’utiliser le matériel de leur choix (règles, balances,…). Faire une mise en commun au tableau (les élèves notent les informations qu’ils n’ont pas trouvées). Pour finir, prendre 10 min pour répondre, en grand groupe, aux questions 3 et 4. A ce niveau là, les élèves apprennent à utiliser ce qu’ils savent déjà pour le mettre en lien avec ce qu’ils viennent de découvrir. Il faut insister sur l’argumentation… Toutes propositions doit s’appuyer sur l’objet.

L’activité est volontairement courte, car ça doit devenir une routine. Il y aura donc d’autres fiches, tout au long de l’année, tant en histoire qu’en géographie !

Voici la fiche :

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À très bientôt pour de nouvelles fiches !

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

Apprendre une leçon

Hello tutti !

todo l'oiseau

Voici une petite fiche méthodologique que j’utilise pour rappeler à mes élèves ce que veut dire apprendre une leçon et comment l’on fait.

J’en profite pour introduire “Todo” le petit oiseau qui se pose des questions. J’utilise cette bestiolle avec ma classe pour indiquer quand c’est une leçon ou un point de méthodologie.

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À bientôt pour les nouvelles aventures de Todo.

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

La méditation à l’école primaire (2)

Salut tout le monde !

à méditer

Dans mon dernier article (ici), je vous ai présenté le but de la méditation et notamment des exercices de respiration.

Aujourd’hui, ce sera au tour de deux autres thèmes qui sont : la mobilisation du corps et de la pensée et la focalisation de la pensée.

Attention, car ces deux thèmes sont très proches, mais pas totalement équivalents. En effet, la focalisation fait plutôt référence à de la concentration tandis que la mobilisation parle de l’attention : c’est la différence entre la précision et vitesse dans la mise en activité.

Je vais commencer par vous parler de la mobilisation du corps et de la pensée.

Pour les élèves, il est souvent assez difficile de passer rapidement d’une séance à la suivante, ou encore d’être prêt à travailler au moment exact ou l’enseignant l’a décidé.

Mais c’est normal. Ne nous leurrons pas ! Les enfants ne sont pas des robots (comme nous, d’ailleurs), ils ont besoin d’une transition. Alors, pourquoi ne pas, justement, accentuer ces transitions ?

C’est ce que je fais depuis quelques années maintenant et cela a l’air de pas mal fonctionner. Typiquement, je ponctue chaque fin de séance par une sorte de “jeu” qui dure une quarantaine de secondes. Je tire, au hasard, une “mission” dans la boîte de “transition” et je la lis. Puis je donne le départ. Les élèves ont entre 30 et 40 secondes pour remplir cette mission. Les missions sont créées de façon à ce que les élèves puissent se défouler, en silence, sans que cela devienne la pagaille dans la classe.

Le point commun à toutes les missions est que les élèves se lèvent de leur place et bougent ! Si pour  les enfants ces missions apparaissent comme un jeu, pour l’enseignant elles sont le moyen de développer la synchronisation entre le corps et la pensée et d’apprendre à être pleinement attentif à ce que l’on fait.

En exemple, je citerai la mission suivante : “vous avez 40 secondes pour vous déplacer partout dans la classe en “slow motion”, calmement et sans vous toucher”. Et je participe, bien sûr ! Je peux vous garantir qu’au bout de 40 secondes, tout le monde est à sa place et surmotivé pour travailler sur la séance suivante.

Voici les missions :

 

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Enfin, parlons de la focalisation. Ici, il est question de savoir comment rendre les élèves concentrés sur un objectif, sans qu’ils passent leur temps à regarder votre magnifique plafond…

Pour cela, j’utilise des outils qui m’ont été transmis par d’anciens Shamans… Je plaisante, surtout par des collègues de mon ancienne Académie (que je salue au passage (les collègues et l’académie)).

Ces outils ont pour but de permettre à l’élève de se concentrer, de la façon suivante :

  • Apprendre à se projeter dans l’activité : donner l’objectif, le but, la tâche, le temps. Il faut être clair et court.
  • Apprendre les routines de travail : il faut un équilibre entre la nouveauté et le déjà-vu.
  • Apprendre à se faire plaisir dans l’activité : penser à créer des activités motivantes pour eux et pour VOUS ! Faites-vous plaisir.

Vous trouverez de petites idées par ici.

N’hésitez surtout pas à vous en servir dans tous les domaines d’apprentissage, pas seulement en EPS… Je sais que la méditation est souvent associée au yoga, mais ce n’est pas du yoga. Vous verrez. Car j’ai une petite séquence de yoga sur le feu… À venir.

Et voilà, j’espère avoir été assez clair sur ce sujet, que je trouve complexe, mais super intéressant. Si vous avez des questions, comme d’habitude, contactez-moi.

Sur ce, ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

#Contribution 2: La consigne à l’école

consignes-je-lis

Cette seconde contribution, proposée par J-C, est une séquence sur la consigne !

Vous trouverez des fiches de difficultés croissantes, pour un niveau cycle 3. Allant de l’évaluation diagnostique, aux différents exercices d’entrainements et de consolidations, en passant par la leçon et le réinvestissement.

Comme d’hab, vous êtes libres de votre organisation et de votre gestion pédagogique.

Je joins également une petite vidéo pouvant servir de support à une introduction de la séquence. Vous y verrez l’importance d’une bonne consigne !

 

(Faites abstraction de la publicité…)

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Encore un grand merci J-C, pour ce partage !

Ami(e)s de la pédagogie, à bientôt.

EMS

#contribution 1: Ecrire un livre dont vous êtes le héros

Après des jours plus que chaotiques, il me semblait intéressant de reprendre par une contribution.

Cet article fait suite à un précédent que vous trouverez ici.

Ce très beau projet d’écriture nous est proposé par mister François, grand enseignant devant l’éternel et bien au-delà !

Voici le détail du pojet, décrit par l’auteur:

livre dont vous etes les heros

Salut aux mangeurs de salade !

Petit retour d’expérience en production d’écrits.

D’abord je tiens à abonder dans le sens de notre webmaster : c’est la motivation qui fait écrire.

Pourquoi se casser la tête à produire de l’écrit si c’est juste pour répondre à une consigne ? On va faire le boulot, rien de plus, juste pour le prof. Ce n’est pas ce qui nous intéresse.

Nous souhaitons les voir écrire en exprimant des idées, en décrivant une situation, etc… On veut voir passer ces mots de leurs têtes à la feuille. Encore faut-il qu’il y ait quelque chose qui germe dans ces têtes… D’où l’intérêt d’une situation motivante.

J’ai mis dans ma bibliothèque de classe quelques exemplaires d’albums dont vous êtes le héros (La planète aux 100 pièges, La vallée aux 100 prodiges…). Ça me rappelait les romans du même type de ma jeunesse lointaine. Devant leur succès, j’ai proposé d’en écrire un.

J’ai bien précisé que ce serait un projet long, voire très long, et que chacun devrait écrire beaucoup. Comme d’habitude ils préféraient le voir avant de le croire…

Qu’à cela ne tienne, nous voilà partis dans l’aventure : création en classe entière d’un personnage (Nadia, une brésilienne des favelas), d’une situation initiale (à la poursuite d’un billet emporté par le vent) qui la conduit face à 4 portes. Partage de la classe en 4 groupes afin de déterminer ce qui peut se trouver derrière chacune des portes.

On pose alors les impératifs de ce type d’écrit : chaque texte a pour obligation de prendre en compte le texte précédent, et doit proposer deux ou trois choix à notre héroïne pour la suite de son aventure. Il doit également tenir compte de son équipement, des caractéristiques de l’héroïne, de son but.

On a commencé à afficher les textes en arborescence sur un grand mur, dégarni pour l’occasion, en les numérotant. Les quatre premiers textes ont conduit à huit suivants (partage en 8 groupes), puis seize, etc… A partir de là, chaque élève est libre de continuer n’importe quelle partie du livre, seul ou par binôme; la motivation étant le seul impératif.

Comme il fallait aussi penser à terminer ce livre, un groupe s’est proposé d’écrire une fin heureuse, d’autres groupes ont proposé des fins plus tragiques (mais qui ramenaient tout de même Nadia, de manière magique, à son point de départ).

Afin de créer des boucles, j’ai commandé des textes avec fins imposées, dans le but de les rabouter à d’autres parties du texte que le lecteur pourrait ne pas explorer, et ainsi prolonger grandement la lecture.

Évidemment on ne peut pas oublier la syntaxe et la cohérence, alors je suis passé dans les groupes en apportant mon aide. Nous avons également retravaillé en groupe classe certains textes projetés pour les améliorer directement sur l’ordi (syntaxe, vocabulaire, cohérence,… tout y passait !). D’autres textes m’ont aussi été dictés.

Au final, une cinquantaine de textes pour créer une histoire bien délirante, et bien sympa à lire : Nadia et le Monde Mystérieux. (version numérique disponible sur demande, par email).

Je vous passe la fierté des mômes (et du prof) pour en venir au plus intéressant : 44 textes faits par 22 gamins, aucun en dessous de 15 lignes, certains très longs, toujours intéressants, sans qu‘aucun élève ne me demande “combien de lignes ?”. En relisant les textes, j’y ai même reconnu des éléments piochés dans des lectures du moment.

Un boulot de titan qui en vaut carrément la peine car l’objectif est atteint : faire produire de l’écrit par tous les élèves.

François C.

Un projet très motivant pour les élèves, faisant appel à de nombreuses compétences. Une vraie situation “active”. N’hésitez pas à me contacter pour avoir plus de documents sur ce super sujet.

EMS.

Mais si, c’est de la grammaire, de l’orthographe et du vocabulaire !

Le sujet abordé aujourd’hui est, comme le titre l’indique, la conjugaison… He oui, depuis les IO de 2008, la conjugaison est intégrée à l’apprentissage de l’orthographe, de la grammaire et du vocabulaire. Mais pourquoi donc me direz-vous ? Ma réponse serait: mais pourquoi donc si tard ? Euh…

Pour comprendre ma “réponse”, il faut que je remonte à mes années IUFM (2001) ! A cette époque, notre enseignante de français, qui se nommait Carole TISSET, nous enseignait (ou plutôt tentait de nous présenter à nous autres débutants) les dernières nouveautés didactiques. C’est donc par son intermédiaire que j’ai découvert d’une part que tout je que j’avais appris en français pouvais être remis fortement en question(s) et surtout, d’autre part, que l’on pouvait enseigner différemment “d’avant” ! J’ai donc fait mon entrée dans le métier avec deux belles grosses incertitudes. La classe ! Etant plutôt un adepte du questionnement de la question et de la recherche de réponses, ce fut une belle expérience.

Je vais essayer de vous donner un petit aperçu de ces fameuses nouveautés avec le cas de la conjugaison. Let’s go !!!

 

Commençons par les contradictions ! Pour la majorité des gens, la conjugaison pourrait se résumer à ça:

conjugaison1

 

Ce bouquin recense 12 000 verbes, pour chaque verbe il y a 100 formes (96 formes + 2 infinitifs + 2 participes), ce qui fait potentiellement 1 200 000 formes à connaitre. Le cauchemar !

Et pourtant, cet outils a priori destiné à “l’expert” (= celui qui maitrise les règles de conjugaison et qui l’utilise comme un “dictionnaire”), se retrouve utilisé comme un outil d’apprentissage !!?!!? Petite contradiction ?

 

Et à ça:

Tous les verbes se regroupent en 3 groupes: les verbes du 1er groupe se terminant par “er”, les verbes du second groupes qui se terminent par “ir” et font “issons” avec le pronom “nous”, et le 3ème groupe contenant tous les autres…

Or, d’après les spécialistes, le savoir qui consiste à dire si un verbe est du 1er (verbes du type « chanter »), du 2ème (verbes du type « finir ») ou du 3ème groupe (tous les autres) est totalement inutile, pour les raisons suivantes :

  • C’est un faux classement: Si le premier groupe a une réelle existence et une réelle efficacité puisque les verbes réguliers en -er sont extrêmement nombreux (11500 sur 12 000 verbes environ en français contemporain), le deuxième groupe est très restreint et n’a pas une grande fréquence d’utilisation alors que le troisième groupe est totalement artificiel et hétéroclite, regroupant des verbes très fréquents mais sans aucun repère de fonctionnement.
  • Reconnaître qu’un verbe est du troisième groupe ne dit pas comment il se conjugue. On se trompe d’objectif à chaque fois qu’on privilégie l’étiquetage plutôt que l’usage.

 

La réponse apportée pour lever ces contradictions est de rechercher les régularités du système. Parce que ce système est régulier à 80% (voir lien en fin d’article). Ce qui change dans le verbe, c’est d’abord  le radical ! On en revient donc a un problème de vocabulaire…

On peut ainsi constituer trois ensembles :

  • Les douze verbes les plus fréquents : être, avoir, faire, dire, aller, pouvoir, voir, savoir, vouloir, devoir, venir, falloir à savoir par cœur.
  • Les verbes réguliers en –er (du type « chante ») ou en –ir (du type « ouvrir ») qui sont simples et très nombreux (11500) mais pas d’un usage très fréquent : ce sont les verbes dits en « e » (cf 1ère personne).
  • Les autres verbes dont le type « finir » (150 environ) et le type « prendre » (150 environ) : ce sont les verbes dits en « s » (cf 1ère personne).

 

conjugaison2

 

Cela pourrait se traduire en classe par une activité de tri sur un corpus choisi de phrases, suivi d’un classement avec repérage des régularités. A l’issue de ces séances, on peut créer un document ressemblant à ce que j’appelle le conjugatron (à plastifier pour pouvoir manipuler). Voici un exemple de ce que j’ai obtenu avec ma classe de CM1 après deux séances sur le futur:

conjugaison3

 conjugatron-futur

Il faut ensuite entrainer les élèves à utiliser cet outil, lors de réinvestissements judicieusement choisis !

Jusque-là, je trouve cette méthode plus intuitive, logique et surtout beaucoup plus simple pour les enfants. Perso, je trouve ça génial. Et le top du top, c’est quand la méthode est installée dès le début (à ce niveau, ça devient une prog de cycle) ! Ainsi les élèves savent trier, classer, ordonner,… Bref, utiliser des outils linguistiques. On est dans l’étude de la langue et dans les programmes de 2008. Sauf que c’est ce que j’ai appris en 2001… Comme on dit, mieux tard…

Voilà pour ce petit exemple, au passage je remercie Mme Tisset pour ses cours cours toujours très (trop) intéressants et vous conseille au passage la lecture de ce livre:

conjugaison4

Il est rouge comme l’autre, mais beaucoup plus digeste !

Maintenant, le débat est tout vert. Si vous avez des questions, j’ai des réponses… Si vous avez des réponses, j’ai des questions… Essayons de voir si ça peut coller !

Dans tous les cas, à

bientôt pour d’autres

petites idées pédagogiques.

EMS