Quel grimpeuse, grimpeur es-tu ?

“Dis moi ce que tu grimpes et je te dirais quel grimpeur tu es…”

Voici deux exemples assez parlant… Tout d’abord, grimper sur un bloc à Nainville:

Ensuite, une position de “difficultée” lors des derniers “Mondiaux” de Briançon:

Voie de difficulté.

Voie de difficultée.

L’univers de la grimpe est varié ! Qu’on se le dise… Vous pouvez grimper en “naturel” ou en “artificiel”, avec une corde c’est “la difficulté” ou sans corde c’est “le bloc”. Mais vous pouvez également mixer les genres et les styles, ou encore tout faire ! Cela dépend uniquement de vos préférences et de vos objectifs. Je vais vous faire part de mon expérience sur ce choix du style, mais plutôt d’un point de vue “des idées”.

Pour la petite histoire, j’ai appris à grimper sur des surfaces “artificielles” en “difficulté”, puis très vite on m’a fait comprendre que ce n’était que de l’entretien en vue de grimper en extérieur lors des beaux jours. La seconde étape fut donc, très rapidement, les fameux rochers de “Fontainebleau” (je ne travaille pas loin et mes amis grimpeurs aussi). Les années passant, je me suis donc spécialisé dans le “bloc” et je suis devenu ce que l’on peut appeler un “bloqueur” ! Et avec le recul, c’est vrai que les salles d’escalade en France (je précise…) sont vraiment pensées comme un complément de l’escalade en extérieur, et non comme de la vraie escalade… Si grimper à l’air libre semble plus logique car on est au grand air, sur de vrais rochers, cela peut aussi effrayer (peur du vide, peur de se blesser car le milieu est “hostile”), sans compter que le caillou peut faire mal aux doigts (grès râpeux ou rochers coupants). Inversement, grimper en salle paraît plus sécurisant: les prises ont des formes prévisibles, le milieu est aménagé et protégé. Par contre ça use la gomme et la peau des doigts. Et pis, au 21ème siècle, grimper dedans n’est pas moins logique que grimper dehors.

L’histoire ne s’arrête pas là. Pour mon travail, je suis parti aux Etats-Unis, à New York: la métropole par excellence ! Mais hors de question d’arrêter l’escalade, même si grimper en extérieur est beaucoup plus compliqué que sur Paris. Et surtout, l’offre en salle est très limitée. Heureusement, par chance, une nouvelle salle s’est ouvert peu après mon arrivée. J’ai sympathisé avec l’équipe et nous avons commencé à nous échanger des conseils et des bons plans. Cette salle est devenue en quelque sorte mon “fief de grimpe”. Ce qui fut intéressant dans cette expérience, c’est que l’éloignement des sites naturels d’escalade et tout simplement le style très urbain des New-Yorkais obligent les ouvreurs à concevoir des voies artificielles très différentes de ce que l’on trouve en extérieur. L’escalade en milieu artificiel devient de l’escalade à part entière, avec des mouvements particuliers que l’on ne trouvera pas ou très rarement dans la nature: comme de gros jetés/enchainés, des “courses”… Ce milieu “protégé” par de gros matelas, permet tout simplement de tenter des choses différentes.

Lors de mon retour en France il y a quelques mois, j’ai pu constater l’écart en cette escalade dédiée à l’extérieur (France) et cette autre forme d’escalade qu’est l’artificiel (USA/Japon). Même si certaines salles françaises essaient de faire changer les idées. Car, finalement, la question est bien là !!! Pourquoi grimpe-t-on ? Et bien pour GRIMPER, pardi !!! Et pour y arriver et y exceller, il ne faut négliger aucun style.

Ce n’est que mon humble avis, mais plus vous aurez de cordes à votre arc et plus il ressemblera à une guitare !!!

Pour finir là-dessus, je pense que pourrais me définir, aujourd’hui, comme un “bloqueur” principalement ! Mais je grimpe toutes les surfaces (naturelle et artificielle) et lorsque je veux travailler ma conti, je prends ma casquette de falaisiste… J’espère secrètement être un grimpeur assez complet… Surtout que chaque style apporte son lot de sensations et d’émotions qui lui sont propres.

Signé: Le blogueur, bloqueur, blagueur…

 

3 Thoughts on “Quel grimpeuse, grimpeur es-tu ?

  1. Roel on 25 juin, 2013 at 1:11 said:

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  2. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

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