Situation problème (1)

Dans ce petit article, je vais vous présenter une situation problème menée la semaine dernière dans ma classe. Cela me permettra d’illustrer le précédent article (ici). Avant de commencer, je voulais revenir (grâce aux bons conseils d’une collègue) sur la définition de “problème” car elle pose problème… Dans le tableau ci-dessous, Gérard De Vecchi (chercheur en sciences de l’éducation) résume assez bien le propos :

Gérard De Vecchi (extrait de conférence)

 

 

On voit très bien que ce que l’on appelle communément des problèmes, ne sont en réalités que des exercices permettant de réinvestir la règle étudiée: les exercices servent à s’exercer, alors que résoudre un problème c’est inventer un “chemin” (merci Gérard).

Le deuxième point important, après la définition, c’est qu’une situation problème peut se faire dans tous les domaines. 

En voici un petit exemple, en français…

Voici le cadre: Mon but est de travailler sur le participe passé. Je propose à mes élèves de transposer un texte à l’imparfait (la séquence est finie), en glissant dans le petit texte le “problème” suivant: “Les gens marchent dans les rues encombrées de voitures.”

Une fois le travail fini, nous faisons une mise en commun pour se corriger et la phrase ci-dessus devient: “Les gens marchaient dans les rues encombraient de voitures.”

Au bout de quelques secondes des mains se lèvent pour affirmer leur désaccord. Deux clans vont alors se former. Ceux qui affirment que “encombrer” est un verbe, alors il faut le conjuguer; Et ceux qui pensent qui pensent que non, mais qui ne savent pas trop ce que ça peut être…

Voilà ma situation-problème !

Pour trouver une solution, je m’inspire du protocole suivant:

 

IREM

 

 

Pour la recherche, les élèves ont maintenant beaucoup d’outils à leur disposition: les outils de grammaire (cf article précédent), dictionnaires, passer à la traduction dans une autre langue (mes élèves sont bilingues), etc.

Les élèves travaillent en groupes et doivent se mettre d’accord pour donner une réponse.

 

Le bilan a montré ceci:

– La nature de “encombrer”, c’est d’être un verbe.

– Son rôle (sa fonction) n’est pas d’être un verbe, mais un adjectif.

– La forme “adjectivale” d’un verbe s’appelle… Le participe passé !

La phrase va donc s’écrire:  “Les gens marchaient dans les rues encombrées de voitures.”

Ce petit bilan est allé tout droit dans les traces écrites de la classe ! Affaire à suivre…

Pour finir cet article, je voulais terminer par un petit conseil à ne pas oublier:

Les élèves ne répondent vraiment qu’aux questions qu’ils se posent !

Ami(e)s de la pédagogie, Salut !

EMS

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation