Tag Archives: Apprendre

La fiche de préparation

Hello à toutes et à tous !

Les vacances sont finies pour moi, alors je reprends avec une question technique… La réalisation d’une fiche de préparation.

la fiche de prèp

C’est un outil qui n’a pas bonne réputation. Elle est souvent vue comme une perte de temps. Et c’est tellement simple d’en trouver sur le net des pas trop mal fichues… Le seul hic, c’est que ce ne sont pas les “vôtres” ! J’entends par là que ce ne sont pas vos outils, mais ceux de quelqu’un d’autre. Et cela fait une grande différence. Imiter permet d’apprendre, mais s’approprier est plus efficace.

En effet, la première utilité d’une fiche est de vous emmener à un point particulier de votre séquence d’apprentissage (prochain article). Ça ne peut donc qu’être une création personnelle: votre œuvre ! Elle dit “où” l’on va et “comment”.

Je vais vous filer une maquette de fiche que j’utilise, mais avant, il me faut clarifier quelques points:

  1. Une fiche de préparation concerne une séance, et doit s’inscrire dans une séquence d’apprentissage.
  2. La séquence d’apprentissage doit montrer (clairement) votre démarche pédagogique.
  3. Vous devez partir des IO, isoler la/les compétence(s) et en faire un objectif ! (Etre capable de l’énoncer clairement à vos élèves)
  4. N’oublier pas les différentes phases d’apprentissages. Ce sont les étapes par lesquelles vos élèves vont devoir passer.
  5. Penser à différencier !!!

 

Après plus de 13 ans, maintenant, je suis toujours un adepte de cet outil. D’ailleurs, je n’vois pas trop comment on pourrait faire sans… C’est un peu comme si un acteur se lançait sans connaitre son texte. Il fait de l’impro. J’ai rien contre l’impro… Quand je vais voir de l’impro ! Pas quand je m’attends à un truc « carré ». Et ben pour nos élèves, c’est pareil…

Dans la fiche qui suit, j’ai essayé de faire un outil assez efficace (pour moi). C’est une maquette sur laquelle je peux écrire, copier, coller,…

Télécharger (PPTX, 46KB)

Voili, voilou,

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS

Le conjugatron du présent

conjugatron

Hello everyone!

Le conjugatron revient. C’est au tour du présent. Le mode opératoire est le meme que précédemment (voir ici). Vous avez donc tous les temps à votre disposition, sur le site.

Voici la fameuse liste de phrases pour la situation de départ:

Télécharger (DOCX, 170KB)

Il s’agit, par deux, de trouver les verbes et de les entourer.

 

Ensuite, Le petit tableau pour placer les verbes trouvés ci-dessus:

Télécharger (DOCX, 13KB)

faire entourer (sans les nommer) les terminaisons = ce qui se ressemble dans les verbes d’une colonne.

 

La mise en commun fera apparaitre le tableau suivant:

Télécharger (DOCX, 15KB)

 

C’est le conjugatron du présent !

Ami(e) de la pédagogie,

Bonne conjugaison !

EMS.

PS: les activités suivantes, suivront !

Une situation problém(atiqu)e ?

situation problème

Pour entamer l’article d’aujourd’hui, je voudrais citer une phrase qui me plait beaucoup et qui fait un peu partie de la philo de ce blog: “Plus vous enseignez, moins ils apprennent !”

Je pense que ça résume assez bien notre quotidien. En effet, qu’on le veuille ou non, faire une séance façon cours “magistral” ne marche pas (même dans les “beaux” quartiers). Les rapports et autres études sont assez nombreux sur ce sujet. En gros, en faisant ça, on “joue” à enseigner et les élèves “jouent” à apprendre. Tout le monde fait semblant et c’est bien plus simple comme ça !

Et c’est bien là le fond de la question: cette simplicité recherchée par tous ! Or, elle n’est qu’apparente. 

On va d’abord se mettre d’accord sur le terme simplicité. Il faut entendre “y” passer le moins de temps possible pour le meilleur résultat (ça s’appelle le rendement) ! Du côté de l’enseignant cela se traduira par: “je ne vais pas y passer mes week-ends et mes vacances”. Et du coté des élèves ce serait plutôt du: “Qu’est-ce que je fous ici, alors qu’il fait si beau ailleurs ?”… Bref, personne ne veut faire le “vrai” boulot. 

Parce qu’en définitif, on se plaint que les élèves ne pigent rien et n’apprennent pas (nos belles évals à l’appui) ; Et les élèves sont complètement largués (en majorité) à cause des notions non véritablement acquises. Il n’y a qu’à regarder les résultats nationaux aux différentes évaluations et ex-évaluations pour voir que question rendement, c’est plutôt mauvais pour tout le monde…

Je n’ai malheureusement pas THE baguette magique (parce que la magie n’existe pas) mais UN début de réponse:

Ce sont les situations problèmes !

Il s’agit de mettre les élèves en situation d’apprentissage par le biais de vraies situations problèmes. Je sais, ce n’est pas nouveau… Hé ben si ! Parce que la plupart des méthodes ou des écoles en faisant (soi-disant), ne sont pas de vraies situations problèmes pour les enfants (je vous invite à lire, ici, les propos de Meirieu). 

C’est pourquoi, le mot que vous allez devoir garder en tête lors de vos préparations est le mot “sens” ! En effet, c’est ce qui fait souvent défaut à nos situations d’apprentissages, qui, au maximum, en ont pour nous… Et encore… Dire: c’est dans les programmes ! Ne suffit pas à y mettre LE sens, malheureusement. En effet, il faut que nos séances aient le même sens pour nous et pour nos élèves, sinon c’est à sens unique…

L’idée de base est simple, puisqu’il s’agit pour les élèves d’atteindre un but “atteignable”, en mobilisant au passage les compétences que nous avons ciblé (au moins). C’est donc le “chemin” parcouru par l’enfant, qui va être important. Et le top, c’est que vous pouvez créer des situations dans toutes les domaines, pour toutes les compétences et à tous les niveaux du primaire au secondaire, et même plus. Seule votre imagination sera votre limite !

Pour vous aider dans cette tâche, voici deux “livres de chevet”:

situations problèmes 1

Des exemples et des idées !

situations problèmes 2

Un petit condensé de la démarche…

Pour ma part, ce qui me plait dans cette démarche, c’est que c’est surtout anti-chiant à préparer et que mes élèves sont à 2oo%. Et ça, c’est important pour moi, puisque je suis plutôt un adepte de l’efficacité. Et puis, je trouve assez intéressant l’idée de concevoir l’apprentissage comme étant une recherche (très guidée) pour l’élève. 

Pour ceux que ça intéresse, je peux donner des séances, des idées, de l’aide, suffit de demander. Mais ça ne remplacera jamais votre précieux travail !

Pour terminer, je crois qu’il faut que l’on soit bien d’accord avec que le fait que chacun (enseignant et élève) doit se retrousser les manches ! Attendez, ne partez pas, j’ai pas fini (y a encore des lignes en-dessous). Ensuite, NOUS (enseignants) nous allons devoir faire le premier “pas”, hé oui (si on attend que les enfants commencent)… Revenez, j’ai toujours pas fini. Et pour finir, va falloir avoir un bon rendement: vous voyez que vous avez bien fait de rester !!! Mais quand je parle de rendement, c’est de celui avec un grand R… Celui qui veut dire: n’en faites pas une tonne parce que vous êtes ultra-motivé, restez dans votre sujet !

Sur cette petite note finale, ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt !!!

EMS.

La vidéo peut-elle, doit-elle remplacer l’enseignant ?

vidéo 1

 

J’aimerai voir l’article d’aujourd’hui comme une longue suite de questions concernant l’utilité et l’utilisation de l’outil vidéo en classe. En effet, cela fait déjà plusieurs années que je m’interroge sur leur potentiel éducatif. Et avec l’essor des blogs d’enseignants et autres écoles en ligne (comme la Kahn Academy), je pense que le sujet est totalement d’actualité. J’ai quelques réponses, mais qui amènent d’autres questions… Alors, autant ouvrir le débat sur le “elearning”, en classe, en tant qu’enseignant :

 

Tout d’abord, la vidéo dans quel but ?

– Comme un document pour illustrer un point de ma séance ?

– Un récapitulatif de la “leçon” ?

– Une leçon en images ?

– Une séance en images pour que les élèves puissent revoir plus tranquillement les points posant question ?

– Comme un rappel des notions à savoir avant d’entamer une nouvelle séance ?

– Un bon moyen de “finir” le programme : les élèves découvrent et apprennent à la maison…???…

– comme soutien à l’élève, du différencié ?

 

Quel plus la vidéo va-t-elle apporter ?

– Les élèves apprennent mieux ?

– C’est plus fun, moins tradi ?

– Je n’aurais pas pu faire sans ?

 

Est-ce une évolution de l’apprentissage ?

– Apprend-on d’une vidéo ?

– Qu’en disent les chercheurs sur le plan cognitif, de la mémoire ?

– Quelle est la place du “direct” ?

– Va-t-on vers des séances du type visio-conférence ?

 

Et ma place d’enseignant ?

– Dois-je “disparaitre” pour filmer toutes mes séquences ?

– Faut-il donner une liste de “liens” YouTube aux élèves en guise de devoirs ?

– Quand je suis absent, une capsule vidéo peut-elle me remplacer ?

– Est-ce une réelle nouvelle façon d’enseigner ?

 

Du coté des élèves ?

– L’école s’arrête-t-elle un jour ?

– Est-ce que je comprends mieux au ralenti, au bout du neuvième (même) visionnage, dans mon canapé ?

– Et si je suis kinesthésique ?

– Et si je ne vais pas sur Internet ?

 

Que de questions !!! Je pourrai continuer ainsi encore un peu, mais voilà déjà un bon échantillon de ce qui me préoccupe. Etant plutôt un partisan du “je fais, je comprends”, les vidéos utilisées comme moyen d’apprentissage m’interroge. Et là, je m’en remets à mes lecteurs…

 

EMS

PS 1: Une petite introduction, discutable, au “elearnig”, pour découvrir l’idée:

PS2: En image, toujours discutable, mais en anglais !

Enseigner au XXIème siècle: une intro, un blog !

lire

Ça y est, on est bel et bien entré dans le 21ème siècle. En tant que prof (depuis plus de 10 ans maintenant), je me pose évidemment pas mal de questions sur mon métier et sur mes pratiques. Passage obligé pour tous les enseignants, il me semble.

Avant d’aller plus loin, je dois quand même préciser que je fais partie de la génération que j’appellerai “Iprof”: utilisation journalière de l’outil Internet, SmartBoard (ou TBI) en classe, AppleTV, blog d’école et de classe, classe ipads ou tablettes… Bref, un vrai TICEophile !

Mes premiers constats me laissent quelque peu dubitatif. En effet, si le métier d’enseignant a beaucoup changé depuis ses “débuts”, avec des petites révolutions en gestion de classe (Freinet ou Montessori, pour ne citer que les plus célèbres) ou encore l’arrivée poussive de l’outil informatique dans les classes, il a, à mon sens, encore beaucoup de difficultés à évoluer pédagogiquement (et didactiquement) parlant.

Et là, en guise d’exemple, je citerai les séquences pédagogiques d’apprentissage que l’on trouve à foison sur le net… En effet, sur ce point, Le web a bien amélioré le travail. Il regorge de documents. Il suffit de “rider” (parcourir pour les puristes) le net avec notre ami Google pour se rendre compte que l’offre en la matière est assez riche. On trouve aisément des séquences toutes prêtes sur à peu près tout et pour tous les niveaux. A première vue, c’est innovant ! Ca claque, c’est pensé et les élèves sont mis au travail dans la joie et blabla… Mais à y regarder de plus près, on retrouve furieusement les trames des “bouquins”. Bref, je trouve ça plutôt bof… Parce que, en gros, malgré un toilettage numérique (une pseudo personnalisation des outils) on reste quand même, assez proche des méthodes de grands-mères. Euh, je voulais dire du commerce.

Et puis, si c’est pour imprimer une tonne de papier par derrière, je ne vois pas trop la logique du truc… Sans parler de certains sites pros que je ne nommerai pas… On se demande même si les mots pédagogie et didactique leur sont connus.

Alors, je me suis dit que j’avais mon mot à dire sur ce sujet. J’suis prof ! Depuis mes débuts, j’essaie de proposer à mes élèves des séquences d’apprentissage de qualité, en montant des projets innovants. J’me pose des questions (des tonnes) et je cherche des solutions. Comme tout le monde (surtout ceux qui me liront), j’ai pas mal sillonné le net et j’ai trouvé (bien cachées) un bon nombre de pépites parmi le nombre pharaonique de m… Je lis également les travaux de recherches, j’me documente, Je teste, j’me plante aussi, et je recommence… Le bilan de tout ça, c’est que ça m’a permis de me faire ma petite opinion sur l’éducation aujourd’hui.

D’où ce blog !

Donner des idées (pratiques), réfléchir sur des pratiques, connaitre les nouvelles méthodes, partager avec ceux qui veulent bien me lire et aider à devenir et être un enseignant du XXIe siècle !

Car, pour moi, être prof ce n’est pas appliquer “texto” ce qui a été conçu par d’autres (entreprises ou particuliers), même si on veut être opérationnel dès la première année. Je ne suis pas contre le pompage de séquences ou séances, au contraire (faut pas réinventer la roue), mais ça doit être pensé: il faut s’approprier ce travail (dans tous les sens du terme). L’enseignant n’est pas un exécuteur, c’est un exécuteur de ce qu’il a conçu et pensé ! C’est la difficulté… Etre prof n’empêche pas d’essayer de réfléchir.

Je vais donc profiter de ce blog pour vous faire partager “mes” recherches, “mes” trouvailles, et autres petits conseils glanés au fil des ans et auprès de gens plus que compétents à mes yeux.

Alors, c’est parti !

EMS

Rechercher sur moteur PE

MoteurPE, moteur de recherche pour professeurs des écoles

Le coin du bon sens

My Instagram

Something is wrong.
Instagram token error.