Tag Archives: Apprentissage

Travailler en ateliers

Bonjour à tou(te)s !

 ateliers

Voici une modification technique pour l’article concernant le travail en atelier : ici

J’ai revu le document d’organisation qui montre la rotation des ateliers pour mes élèves. Voici donc la roue des ateliers (vierges) sur 5 jours :

roue-des-ateliers

Et voici la roue des groupes (5) :

roue-des-groupes

Voili, voilou, pour cette fois.

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

La méditation à l’école primaire (2)

Salut tout le monde !

à méditer

Dans mon dernier article (ici), je vous ai présenté le but de la méditation et notamment des exercices de respiration.

Aujourd’hui, ce sera au tour de deux autres thèmes qui sont : la mobilisation du corps et de la pensée et la focalisation de la pensée.

Attention, car ces deux thèmes sont très proches, mais pas totalement équivalents. En effet, la focalisation fait plutôt référence à de la concentration tandis que la mobilisation parle de l’attention : c’est la différence entre la précision et vitesse dans la mise en activité.

Je vais commencer par vous parler de la mobilisation du corps et de la pensée.

Pour les élèves, il est souvent assez difficile de passer rapidement d’une séance à la suivante, ou encore d’être prêt à travailler au moment exact ou l’enseignant l’a décidé.

Mais c’est normal. Ne nous leurrons pas ! Les enfants ne sont pas des robots (comme nous, d’ailleurs), ils ont besoin d’une transition. Alors, pourquoi ne pas, justement, accentuer ces transitions ?

C’est ce que je fais depuis quelques années maintenant et cela a l’air de pas mal fonctionner. Typiquement, je ponctue chaque fin de séance par une sorte de “jeu” qui dure une quarantaine de secondes. Je tire, au hasard, une “mission” dans la boîte de “transition” et je la lis. Puis je donne le départ. Les élèves ont entre 30 et 40 secondes pour remplir cette mission. Les missions sont créées de façon à ce que les élèves puissent se défouler, en silence, sans que cela devienne la pagaille dans la classe.

Le point commun à toutes les missions est que les élèves se lèvent de leur place et bougent ! Si pour  les enfants ces missions apparaissent comme un jeu, pour l’enseignant elles sont le moyen de développer la synchronisation entre le corps et la pensée et d’apprendre à être pleinement attentif à ce que l’on fait.

En exemple, je citerai la mission suivante : “vous avez 40 secondes pour vous déplacer partout dans la classe en “slow motion”, calmement et sans vous toucher”. Et je participe, bien sûr ! Je peux vous garantir qu’au bout de 40 secondes, tout le monde est à sa place et surmotivé pour travailler sur la séance suivante.

Voici les missions :

 

Télécharger (DOCX, 16KB)

 

Enfin, parlons de la focalisation. Ici, il est question de savoir comment rendre les élèves concentrés sur un objectif, sans qu’ils passent leur temps à regarder votre magnifique plafond…

Pour cela, j’utilise des outils qui m’ont été transmis par d’anciens Shamans… Je plaisante, surtout par des collègues de mon ancienne Académie (que je salue au passage (les collègues et l’académie)).

Ces outils ont pour but de permettre à l’élève de se concentrer, de la façon suivante :

  • Apprendre à se projeter dans l’activité : donner l’objectif, le but, la tâche, le temps. Il faut être clair et court.
  • Apprendre les routines de travail : il faut un équilibre entre la nouveauté et le déjà-vu.
  • Apprendre à se faire plaisir dans l’activité : penser à créer des activités motivantes pour eux et pour VOUS ! Faites-vous plaisir.

Vous trouverez de petites idées par ici.

N’hésitez surtout pas à vous en servir dans tous les domaines d’apprentissage, pas seulement en EPS… Je sais que la méditation est souvent associée au yoga, mais ce n’est pas du yoga. Vous verrez. Car j’ai une petite séquence de yoga sur le feu… À venir.

Et voilà, j’espère avoir été assez clair sur ce sujet, que je trouve complexe, mais super intéressant. Si vous avez des questions, comme d’habitude, contactez-moi.

Sur ce, ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

Travailler en ateliers

Pourquoi et comment travailler en ateliers à l’école élémentaire ?

ateliers

Parce que les élèves apprennent mieux et que c’est plus agréable pour vous !

Le travail en atelier permet de travailler en groupes plus petits et ainsi de pouvoir se focaliser plus précisément sur les apprentissages des élèves. Cette forme de travail est très répandue en maternelle, mais peine à entrer à l’élémentaire. La seule difficulté réside dans l’organisation: il faut être “carré” !

Je vais vous présenter comment je fonctionne en classe. Tout d’abord, il faut être clair au niveau des créneaux horaire (un par jour) et des domaines impliqués (5 dans mon cas). J’ai choisi une rotation sur la semaine (5 fois donc 5 groupes) et une progression sur 4 semaines.

Donc en une semaine tous mes élèves passent par tous les ateliers et en un mois ils ont suivi une séquence complète par domaine.

Mon but est de proposer des ateliers “faisables” en autonomie, afin de pouvoir me dégager du temps sur un atelier plus “complexe” pour être plus dispo pour travailler des compétences plus difficiles avec un petit groupe.

Voici ma fiche d’organisation:

Télécharger (PDF, 105KB)

Dernière petite précision, j’utilise ce fonctionnement, couplé a un plan de travail. Mais ceci est une autre histoire…

Sur ce

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt.

EMS

La fiche de préparation

Hello à toutes et à tous !

Les vacances sont finies pour moi, alors je reprends avec une question technique… La réalisation d’une fiche de préparation.

la fiche de prèp

C’est un outil qui n’a pas bonne réputation. Elle est souvent vue comme une perte de temps. Et c’est tellement simple d’en trouver sur le net des pas trop mal fichues… Le seul hic, c’est que ce ne sont pas les “vôtres” ! J’entends par là que ce ne sont pas vos outils, mais ceux de quelqu’un d’autre. Et cela fait une grande différence. Imiter permet d’apprendre, mais s’approprier est plus efficace.

En effet, la première utilité d’une fiche est de vous emmener à un point particulier de votre séquence d’apprentissage (prochain article). Ça ne peut donc qu’être une création personnelle: votre œuvre ! Elle dit “où” l’on va et “comment”.

Je vais vous filer une maquette de fiche que j’utilise, mais avant, il me faut clarifier quelques points:

  1. Une fiche de préparation concerne une séance, et doit s’inscrire dans une séquence d’apprentissage.
  2. La séquence d’apprentissage doit montrer (clairement) votre démarche pédagogique.
  3. Vous devez partir des IO, isoler la/les compétence(s) et en faire un objectif ! (Etre capable de l’énoncer clairement à vos élèves)
  4. N’oublier pas les différentes phases d’apprentissages. Ce sont les étapes par lesquelles vos élèves vont devoir passer.
  5. Penser à différencier !!!

 

Après plus de 13 ans, maintenant, je suis toujours un adepte de cet outil. D’ailleurs, je n’vois pas trop comment on pourrait faire sans… C’est un peu comme si un acteur se lançait sans connaitre son texte. Il fait de l’impro. J’ai rien contre l’impro… Quand je vais voir de l’impro ! Pas quand je m’attends à un truc « carré ». Et ben pour nos élèves, c’est pareil…

Dans la fiche qui suit, j’ai essayé de faire un outil assez efficace (pour moi). C’est une maquette sur laquelle je peux écrire, copier, coller,…

Télécharger (PPTX, 46KB)

Voili, voilou,

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS

Une situation problém(atiqu)e ?

situation problème

Pour entamer l’article d’aujourd’hui, je voudrais citer une phrase qui me plait beaucoup et qui fait un peu partie de la philo de ce blog: “Plus vous enseignez, moins ils apprennent !”

Je pense que ça résume assez bien notre quotidien. En effet, qu’on le veuille ou non, faire une séance façon cours “magistral” ne marche pas (même dans les “beaux” quartiers). Les rapports et autres études sont assez nombreux sur ce sujet. En gros, en faisant ça, on “joue” à enseigner et les élèves “jouent” à apprendre. Tout le monde fait semblant et c’est bien plus simple comme ça !

Et c’est bien là le fond de la question: cette simplicité recherchée par tous ! Or, elle n’est qu’apparente. 

On va d’abord se mettre d’accord sur le terme simplicité. Il faut entendre “y” passer le moins de temps possible pour le meilleur résultat (ça s’appelle le rendement) ! Du côté de l’enseignant cela se traduira par: “je ne vais pas y passer mes week-ends et mes vacances”. Et du coté des élèves ce serait plutôt du: “Qu’est-ce que je fous ici, alors qu’il fait si beau ailleurs ?”… Bref, personne ne veut faire le “vrai” boulot. 

Parce qu’en définitif, on se plaint que les élèves ne pigent rien et n’apprennent pas (nos belles évals à l’appui) ; Et les élèves sont complètement largués (en majorité) à cause des notions non véritablement acquises. Il n’y a qu’à regarder les résultats nationaux aux différentes évaluations et ex-évaluations pour voir que question rendement, c’est plutôt mauvais pour tout le monde…

Je n’ai malheureusement pas THE baguette magique (parce que la magie n’existe pas) mais UN début de réponse:

Ce sont les situations problèmes !

Il s’agit de mettre les élèves en situation d’apprentissage par le biais de vraies situations problèmes. Je sais, ce n’est pas nouveau… Hé ben si ! Parce que la plupart des méthodes ou des écoles en faisant (soi-disant), ne sont pas de vraies situations problèmes pour les enfants (je vous invite à lire, ici, les propos de Meirieu). 

C’est pourquoi, le mot que vous allez devoir garder en tête lors de vos préparations est le mot “sens” ! En effet, c’est ce qui fait souvent défaut à nos situations d’apprentissages, qui, au maximum, en ont pour nous… Et encore… Dire: c’est dans les programmes ! Ne suffit pas à y mettre LE sens, malheureusement. En effet, il faut que nos séances aient le même sens pour nous et pour nos élèves, sinon c’est à sens unique…

L’idée de base est simple, puisqu’il s’agit pour les élèves d’atteindre un but “atteignable”, en mobilisant au passage les compétences que nous avons ciblé (au moins). C’est donc le “chemin” parcouru par l’enfant, qui va être important. Et le top, c’est que vous pouvez créer des situations dans toutes les domaines, pour toutes les compétences et à tous les niveaux du primaire au secondaire, et même plus. Seule votre imagination sera votre limite !

Pour vous aider dans cette tâche, voici deux “livres de chevet”:

situations problèmes 1

Des exemples et des idées !

situations problèmes 2

Un petit condensé de la démarche…

Pour ma part, ce qui me plait dans cette démarche, c’est que c’est surtout anti-chiant à préparer et que mes élèves sont à 2oo%. Et ça, c’est important pour moi, puisque je suis plutôt un adepte de l’efficacité. Et puis, je trouve assez intéressant l’idée de concevoir l’apprentissage comme étant une recherche (très guidée) pour l’élève. 

Pour ceux que ça intéresse, je peux donner des séances, des idées, de l’aide, suffit de demander. Mais ça ne remplacera jamais votre précieux travail !

Pour terminer, je crois qu’il faut que l’on soit bien d’accord avec que le fait que chacun (enseignant et élève) doit se retrousser les manches ! Attendez, ne partez pas, j’ai pas fini (y a encore des lignes en-dessous). Ensuite, NOUS (enseignants) nous allons devoir faire le premier “pas”, hé oui (si on attend que les enfants commencent)… Revenez, j’ai toujours pas fini. Et pour finir, va falloir avoir un bon rendement: vous voyez que vous avez bien fait de rester !!! Mais quand je parle de rendement, c’est de celui avec un grand R… Celui qui veut dire: n’en faites pas une tonne parce que vous êtes ultra-motivé, restez dans votre sujet !

Sur cette petite note finale, ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt !!!

EMS.

Que se cache-t-il derrière la fiche de prép ???

apprendre

 

 

Aujourd’hui je voulais donner un conseil aux nouveaux, en revenant sur une discussion menée avec une collègue, il y quelque temps, au sujet de la fameuse fiche de préparation. On fait  la découverte de cette fiche à l’IUFM (ou en Master, maintenant), où elle est présentée, puis imposée et exigée lors des “inspections”. Or, cet outil garde une mauvaise réputation et surtout, elle n’est pas vraiment utilisée. Alors, pourquoi ??? 

Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un acteur de théâtre de monter sur scène sans savoir son texte ? J’en vois qui couine ! Ok, il existe l’impro…

Mais alors, même dans ce cas, comment suis-je certains de garder mon fil conducteur ? Est-ce que je sais bien où je vais, en termes d’objectifs ?

Et c’est là où je veux en venir… Je sais que ça demande un peu de taff, mais c’est le seul outil qui nous permet de clarifier l’apprentissage qui va être mis en place. Car, si c’est clair dans notre tête, il y a plus de chance pour que ça le soit pour nos élèves (la réciproque étant vrai, aussi).

Maintenant, il faut reconnaitre qu’il est impossible de faire une fiche pour toutes les séances d’une journée. C’est là que les “guides du maitre” interviennent, avec, également les blogs de profs avec des séances clés en mains. Mais dans les deux cas, il faut s’approprier la fiche, la comprendre et l’adapter à sa pratique ! Parce que, ce qui fait que nous ne sommes pas des robots, de simples exécutants, c’est notre liberté pédagogique: C’est ça, ce qu’il y a derrière la fiche de prep !

La fiche de préparation doit permettre d’organiser les étapes de l’apprentissage que l’on va mettre en place. Elle s’appuie sur la théorie à laquelle on se rattache. Vous trouverez ici un petit rappel des principales.

Pour la présentation, vous êtes assez libre. Je vous donne un petit exemple, mais la meilleure, c’est celle que vous allez créer vous-même:

fiche de préparation

fiche de préparation

Pour finir, avec cet outil, je le trouve également assez top pour la différenciation. L’organisation est beaucoup plus efficace. Ce sera, d’ailleurs, le sujet d’un prochain article.

Ceci étant dit, faites-vous plaisir: c’est vous le maitre (ou la maitresse) !

EMS

Débuter en photographie

Depuis quelque temps, je songe à me perfectionner en photographie. J’ai des petites bases que je voudrais consolider, et j’aimerais bien parfaire mes connaissances. Je vais utiliser ce blog pour vous montrer mes efforts et mes progrès en temps réel. Le but étant de vous faire partager mes découvertes, mais également de vous permettre d’intervenir pour m’aider par vos conseils et vos critiques. Jusqu’à présent je travaillais avec un appareil compact “IXUS” de la marque CANON. C’est un appareil très maniable car petit, mais avec un écran assez gros, ce qui facilite la prise de photos. Voici un petit aperçu de ce que j’ai pu faire avec :

 

Image 1

vous trouverez d’autres exemples ici

 

Vous pouvez constater que ce n’est pas lamentable (j’espère), mais ce n’est pas non plus le top. Ca manque d’originalité… Evidemment, je sais appuyer sur le déclencheur, j’ai quelques notions du “beau” et j’arrive un peu à cadrer… Mais dans l’ensemble, c’est comme je vous le disais dans le titre: photographiquement parlant on avoisine le zéro. Et pourtant, c’est pas faute d’essayer, car je dois prendre des photos quasiment toutes les semaines !!!

C’est pourquoi Il est grand temps de privilégier la qualité à la quantité. Si je veux maîtriser l’art photographique, va falloir taffer un peu (mieux).