Tag Archives: Cycle 2

La tour des responsabilités

Cette semaine je vous présente la Tour des Responsabilités !

 

J’utilise cette tour dans ma classe pour gérer les “métiers” que j’attribue à mes élèves. Cette tour est constituée de plusieurs blocs qui s’empilent les uns sur les autres pour former un immeuble. Certains y verront sans doute un clin d’œil à mes années d’enseignant à New York… Dans chacun des blocs figure la responsabilité de/des élève(s) ainsi qu’un espace pour une/des étiquette(s) de prénom.

Je voulais une lecture verticale claire et lisible pour mes élèves et pour moi. Mais je voulais également qu’il y ait, derrière, un message de construction au sens “bâtir” ainsi que celui de l’édifice qui représente la classe. Cela me semble important que les élèves comprennent que leurs actions participent à la cohésion de la classe. Ce sont de réelles responsabilités, importantes, pas de simples occupations amusantes…

Je vous donne deux versions de la “Tour des Responsabilités”. La première est toute prête à l’emploi, il ne reste qu’à inscrire les prénoms, et la suivante est modifiable en fonction de votre fonctionnement et du profil de votre classe.

Voili :

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Et voilou :

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En vous souhaitant une bonne utilisation !

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

La production d’écrits sur une année

Hello à tou(te)s !

Cette semaine je vous présente le projet d’écriture que j’ai mené tout au long de l’année et qui va bientôt se terminer. Comme tous les ans, depuis presque 8 ans maintenant, je lance mes élèves dans l’univers impitoyable de la simulation globale (déjà vu ici) ! L’activité s’apparente à un jeu de rôle dans lequel les élèves doivent décrire leurs interactions et les aventures qu’ils vont rencontrer. Et moi, dans tout ça, je plante le décor et je déroule les aventures ! Ces aventures n’étant, bien évidemment, que des prétextes pour travailler les “compétences” du programme…

Assez parlé ! Voici le projet :

L’île Leue

Les élèves évoluent dans ce décor.

Ils choisissent au préalable un personnage dans une liste qui ressemble à celle-là :

Chacun doit le décrire et lui trouver un nom et une spécialité.

L’aventure commence par la réception d’un message caché dans une bouteille :

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En route :

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Voici en vrac les péripéties :

Le résultat final représente une trentaine de pages d’écriture par élève, en moyenne !

Si vous désirez voir un exemple de ce que mes élèves ont fait cette année, n’hésitez pas… Un petit email !

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

La dictée puzzle

Hello à tou(te)s !

Cette semaine je vais vous présenter la dictée-puzzle©.

dictée puzzle

Je pratique la dictée puzzle avec mes élèves pour leur montrer que faire une dictée mobilise plusieurs savoirs en même temps. En effet, ils doivent être capables d’aller puiser dans leurs connaissances, au bon moment, des notions précises. Pour cela, en amont, je les prépare à classer ces notions. Je les entraine dans des domaines différents (lecture, lexique, grammaire, orthographe,…) en leur montrant qu’ils sont liés. C’est pourquoi j’utilise le puzzle.

Les élèves reçoivent les pièces au fur et à mesure, et les complètent. Ils construisent petit à petit leurs savoirs en se préparant à la dictée. Le but étant de faire le lien entre ce que j’ai appris et ce que l’on me demande d’écrire.

Voici un exemple :

Voici 4 pièces données séparément à mes élèves. Une par jour. Une variante consiste à ne pas donner les mêmes morceaux à chacun (pour les pousser à s’échanger des pièces et travailler en coopération).

La lecture :

lecture

Le vocabulaire :

vocabulaire

L’orthographe :

orthographe

La grammaire :

grammaire

À la fin de la semaine, chacun se retrouvent avec quelque chose qui ressemble à ceci :

Télécharger (PPTX, 93KB)

La dictée s’appuie évidemment très fortement sur le puzzle, afin de montrer la corrélation entre la phase d’apprentissage et la phase de réinvestissement !

Comme d’hab’, si vous avez des questions, pas d’hésitation.

Je répondrai aussi vite que je le pourrais…

Ami(e)s de la pédagogie,

À bientôt,

EMS.

Heure de code

code.org

Bonjour à tou(te)s !

Votre heure est venue !

Cette semaine je vais vous parler d’une initiative que je trouve plutôt sympa. Il s’agit de “Hour of code“. Cet organisme propose chaque année, depuis 4 ans, d’initier les élèves du monde entier à la programmation informatique. Depuis leur lancement j’ai été emballé par l’idée et sa mise en pratique hyper simple (faut dire que les parrains sont les poids lourds de cette industrie : les google, apple, et autres). C’est pourquoi je rempile, avec mes élèves, pour la 4ième fois consécutive.

Cet évènement aura lieu la semaine prochaine, du 5 au 11 décembre (c’est toujours autour du 9 décembre (à vous de chercher pourquoi…)). Vous aurez donc une semaine pour proposer une heure de programmation à vos élèves. Pour cela vous devrez aller sur le site d’Hour of code ou sur code.org et vous inscrire. Ensuite, vous recevrez par email toutes les instructions permettant d’inscrire votre classe, vos élèves et préparer votre activité.

Vous pouvez et pourrez vous entrainer ou même approfondir le sujet en prolongeant votre heure de “coding” à l’aide de l’excellent logiciel Scratch du MIT…

C’est simple, facile, très ludique et dans les nouveaux programmes !!! (enfin…)

Je me tiens à votre disposition si vous avez des questions, besoin d’aide ou de conseils pour la mise en place. N’hésitez pas !

Et bonne programmation !

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

Apprendre une leçon

Hello tutti !

todo l'oiseau

Voici une petite fiche méthodologique que j’utilise pour rappeler à mes élèves ce que veut dire apprendre une leçon et comment l’on fait.

J’en profite pour introduire “Todo” le petit oiseau qui se pose des questions. J’utilise cette bestiolle avec ma classe pour indiquer quand c’est une leçon ou un point de méthodologie.

Télécharger (PDF, 280KB)

À bientôt pour les nouvelles aventures de Todo.

Ami(e)s de la pédagogie,

à bientôt,

EMS.

Le hockey à l’école

Voici un premier document sur une séquence de hockey (sur bitume) !

hockey

hockey sur bitume

Cette année, je poursuis le partenariat commencé l’an dernier avec l’équipe locale, qui évolue en championnat national (2nd l’an dernier).

Cela me permet d’avoir du matériel de qualité à disposition, ainsi qu’une inscription à un mini championnat au mois d’avril.

C’est donc un projet sympa, ayant un sens fort pour mes élèves.

Voici le premier document (adapté pour le cycle 2):

Télécharger (PDF, 870KB)

La version C3 arrivera après les vacances.

Ami(e)s de la pédagogie,

bonne semaine !

EMS

La production d’écrits…

écrire avec la souris

Le chat de Philippe Geluck

Bon, aujourd’hui, je m’attaque à un gros morceau ! La production d’écrits.

En effet, j’en suis à ma 6ème école maintenant, et c’est toujours la même chanson. En début d’année, quand je lance une production d’écrits, la première question posée est: Combien doit-on écrire de lignes ?!!!

C’est dingue… En plus, quand je gère les premiers jets c’est tout pourri pour la majorité !

Alors, Comment, pourquoi, euh ???… 

Tout d’abord, ma première remarque serait que tous les enfants savent très bien ce qu’ils produisent: les “bons” savent qu’ils écrivent plutôt bien (et c’est vrai !!!) et les “moins bons” savent qu’ils écrivent de la m… (Et c’est vrai aussi !!!), ce qui amène forcément des tactiques d’évitement.

Ensuite, et c’est lié à la première remarque, quand il faut corriger, c’est vite le calvaire ! Pour les enfants, comme pour nous. Puisque qu’il y a des disparités énormes entre les élèves. Entre ceux qui n’ont presque rien à faire, ceux qui ont 2 pages à revoir, ceux qui ont seulement 3 lignes (mais avec des erreurs partout)… Là, la motiv’ en prend un sacré coup.

Et puis, et surtout: pourquoi écrire ? Surtout que la récré n’est plus très loin…

Bref, fort de ces constatations, je pratique depuis quelques années des P.E. en m’inspirant de la simulation globale.

Je pense d’ailleurs que Julien se rappellera notre projet d’écriture avec “Google doc”. Nous en avions parlé en commentaire ici.

Pour faire simple, il s’agit de créer un univers (prenant pour les enfants), de leur attribuer un personnage (à la façon des jeux de rôles) et de les faire interagir au gré du narrateur (c’est-à-dire nous).

Le but étant d’écrire, d’écrire et d’écrire encore ! Parce que c’est en écrivant qu’on devient écriv…

Le seul problème à l’horizon, c’est que vous allez devoir remettre en cause tout (ou presque) ce que vous faisiez avant (pire des cas…) concernant la conception d’un projet d’écriture, depuis l’impulsion jusqu’au rendu final en passant par les phases de corrections.

Je sais que ça fait un peu vendeur de poudre magique… Mais je vais vous montrer quelques exemples extraits de ma classe, cette année. Je ne vous montre que ceux qui avaient le plus de difficultés à rentrer dans l’écrit. Pour les autres, ça n’a pas vraiment changé : c’était bon et c’est resté bon !

Elève 1 (avant correction):

Elève 1

Elève 1, au bout d’un mois (avant correction):

Elève 1 au bout d'un mois

Elève 2 (avant correction):

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Elève 2, au bout d’un mois (avant correction):

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Elève 3 (avant correction):

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Elève 3, au bout d’un mois (avant correction):

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Cela me semble assez significatif ! Ils écrivent !!! Plus et de meilleure qualité.

Et je n’ai montré que 3 exemples, mais 100% des élèves qui avaient des grosses difficultés (au nombre de 7) ont énormément progressé. Pour les autres, les progrès sont également visibles, mais moins spectaculaires : c’était bon (voire excellent) et ça l’est resté !

Concernant la correction, Il faut vraiment “dé-diaboliser” cette étape. C’est lourd et ça peut être quasi insurmontable pour certains…

Pour cela, je vous conseille de poser quelques règles de départ:

1. On écrit uniquement au crayon à papier. Eux, comme moi !

2. J’use et j’abuse de ma gomme. Quand je me trompe ou pour faire des corrections

3. Je pense mon “écrit” avant d’écrire. L’enseignant circule beaucoup, au début, pour donner l’écriture des mots demandés par des élèves ou faire verbaliser les idées.

Attention ! Vous l’avez remarqué, les écrits deviennent conséquents. Ne vous noyez pas, corrigez en temps réel. J’interviens directement sur les écrits des élèves: je gribouille, je barre, j’ajoute un mot ou un petit conseil. Les élèves en tiennent compte en direct et se corrigent : ils gomment (mes conseils, mes corrections et leurs erreurs) et réécrivent !

Je vais vous mettre en ligne les docs que j’ai créés pour ce travail. Je suis bien évidemment dispo si vous avez des remarques ou si vous voulez mettre en place un projet de ce type. Ce n’est pas si lourd à mener et surtout, c’est vraiment payant. Y a enfin des trucs potables à corriger. C’est un peu rude dit comme ça, mais faut être réaliste. Corriger 3 lignes n’a aucun intérêt pour nous et encore moins pour les élèves. Surtout que bien souvent, ces 3 lignes ont été enfantées dans la douleur ! Alors, si en plus faut y revenir…

Encore trop souvent, le processus de correction est conçu comme la finalité d’un projet d’écriture. Or, une production d’écrits est avant tout une situation d’écriture. La correction étant “seulement” une partie du processus et surtout elle a plusieurs formes (cool, d’autres articles en perspectives) !

Alors, avant de lancer les élèves dans un projet souvent le pâle reflet de ce que font les adultes, demandons leur un travail d’enfant, avec les exigences qui vont avec. Ce n’est d’ailleurs rien d’autre que ce que l’on peut lire dans les IO !

 

Bonne écriture,

Bonnes vacances

de décembre,

Et à bientôt,

EMS.

Projet Shéma Narratif (cahier d’aventure):

1. Situation initiale: le Lieu et mon personnage et une banque de mots

2. Elément déclencheur: la lettre avec une aide

3. Les péripéties: départ et péripétie

4. Dénouement: solution ?

5. Situation finale: vous êtes libre (voici la mienne) !!!

Vous agrémentez de photos, de dessins, de lectures, et le tour est joué !