Utiliser les N.O.P. en classe ! (1)

Les Nouveaux Outils Pédagogiques

Dans la famille des Nouveaux Outils Pédagogiques (N.O.P. pour ceux qui n’ont pas lu la consigne…) je demande le tableau ! Quoi, ce n’est pas nouveau ? J’vais vous prouver le contraire. Si la tablette (y aura bientôt un article dessus) devient le nouveau joujou des élèves, pourquoi les enseignants n’auraient-ils pas le leur ? Et si le tableau devenait une tablette géante !

Pour vous vous parler du tableau numérique, cet objet connu des puristes sous le doux nom de TBI (= Tableau Blanc Interactif) ou encore de TNI (= Tableau Numérique Interactif), je vais prendre en exemple le SmartBoard. Attention, ce n’est pas de la publicité ! Mon propos resterait le même avec une autre marque. Car, plus que l’objet, c’est son utilisation qui m’intéresse. En fait, si j’ai choisi le SmartBoard, c’est seulement parce que c’est celui que j’utilise quotidiennement depuis près de 6 ans maintenant dans mes différentes classes et écoles. Alors, forcément, je commence à bien connaitre cette marque. Et là, je parle bien sûr d’une connaissance qui ait un intérêt pédagogique notoire… Ces outils étant de manière générale assez facile, pour ne pas dire intuitif d’utilisation, il ne me semble pas opportun de parler de leur fonctionnement ici. Seule leur utilisation va nous occuper.

A première vue, c’est un tableau qui remplit toutes les fonctions d’un tableau classique, à savoir se faire écrire dessus et se faire nettoyer. Mais lui, il va plus loin parce qu’il est numérique ! C’est à dire qu’il est relié à un vidéoprojecteur et à un ordinateur, et est connecté à Internet. Pour ces raisons, il en devient un outil pédagogique assez puissant. Tant pour l’enseignant que pour les élèves.

Voici la bête: 

Elèves à l'ouvrage !

Elèves à l’ouvrage !

 

Mon premier conseil va porter sur l’emplacement de cette bestiole. Pour cela il faut avoir en tête deux choses. La première, est que ce tableau a un très (trop) fort pouvoir d’attraction sur les élèves qui adoptent rapidement une posture de spectateurs. La seconde remarque, est que ce tableau ne doit pas se suffire à lui-même, il vient compléter le “mur principal” (= endroit sur lequel est d’ordinaire fixé un ou plusieurs tableaux).

Après différents essais, la place la plus judicieuse semble être à côté d’un grand tableau central. Du coup, le TBI perd de son pouvoir attractif puisqu’il est moins central; et pour l’enseignant, il vient en complément de l’autre tableau sans être un boulet (obligation de le contourner, manque de réactivité).

Voici un petit exemple:

tableaux classe

Maintenant que le SmartBoard a repris sa fonction d’outil, vient la question de l’utilisation en classe. Dans cette courte vidéo vous allez voir ce que vous pouvez faire avec (en anglais, mais y a des images):

 

Mais au final, pourquoi utiliser un TBI ?

 

Parce que ça met du sens dans les apprentissages. Quand vous parlez d’une planète, montrez-là. Quand vous cherchez une définition, faites-le en direct avec la classe. Comme le dit le grand Sage (et pas seulement en taille): mieux vaut une bonne image qu’un long discours. N’oublions pas que plus nous “enseignons” et moins ils apprennent !

Parmi les intérêts multiples de l’ouil, le premier que j’y ai trouvé: c’est le fait de pouvoir revenir en arrière sur ce qui a été effacé. Chose que l’on ne peut pas faire avec un tableau classique. Ensuite, tout ce que vous écrivez ou insérez sur le TBI (texte, image,…) peut se déplacer. On peut donc créer plein d’activités interactives. Et pour finir, on garde une “trace” du cheminement mental que l’on a fait. Les élèves ont donc une “visibilité” de “comment on en est arrivé là” !

Et puis, et puis, ça facilite quand même vachement notre boulot d’enseignant.

Il y a, bien sûr, d’autres petits “plus”, mais ceux-là me semblaient les plus significatifs !

 

Il reste maintenant à l’intégrer dans vos séquences et séances d’apprentissages. Je vous donnerai ultérieurement des exemples concrets et je suis également preneur de vos conseils.

 

Pour en terminer avec ce post, je voulais vraiment insister sur le fait que le TBI  n’est pas, à mon sens, un gadget. Malheureusement… Parce que ça coute encore assez cher. Bien que, sur Amaz… on puisse faire quelque chose. Et pour ceux qui se disent que je suis sur une autre planète, je voulais mentionner que je n’ai pas toujours eu un TBI, mais je me suis toujours arrangé pour recréer les fonctionnalités d’un TBI. Car Il suffit pour cela d’un ordi, d’un vidéo-pro et d’une connexion Internet… Ce qui est à la portée de n’importe quelle école !

 

(Dit, celui qui a fait 8 ans

dans un RAR bien costaud

avec moins de zéro moyen,

mais des collègues (amis)

hypras motivés et

compréhensifs…)

 

EMS

One Thought on “Utiliser les N.O.P. en classe ! (1)

  1. Très intéressant ce blog, bravo !
    J’attends ton article sur les tablettes avec impatience 🙂

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